Dépôt sauvage à Villeneuve : les 4 211 t de pneus évacuées

La décharge, zone de «La Boulbène», n’est plus qu’un mauvais souvenir. L’enlèvement des pneus , débuté le 20 novembre 2012, s’est achevé le 19 septembre.

Sur le terrain de 5 000 m2, zone industrielle de «La Boulbène, tous les pneus usagés ont été ramassés./Photo DDM
Sur le terrain de 5 000 m2, zone industrielle de «La Boulbène, tous les pneus usagés ont été ramassés./Photo DDM

Le dossier du dépôt sauvage, zone de «La Boulbène», s’est refermé le jeudi 19 septembre, avec l’enlèvement des derniers pneumatiques usagés des 4 211 t restantes jonchant le terrain de 5000m2 (relevé datant du 6 septembre). Une très bonne nouvelle pour l’Association des cinq sites et ses adhérents, qui menaient le combat depuis de nombreuses années.

L’évacuation des pneus a été réalisée par l’entreprise Alcyon. Société girondine mandatée par l’association Recyvalor, regroupant les principaux professionnels du secteur du pneumatique impliqués dans la résorption des stocks historiques. L’entreprise Alcyon a ramassé tous les pneus, y compris ceux qui se trouvaient «camouflés» dans des buissons bordant le terrain. Les pneus ont été acheminés par camions-bennes vers l’agglomération bordelaise, où ils seront broyés. Les pneus usagés de mauvaise qualité finiront combustible de substitution dans le four d’une cimenterie, à la place du charbon ou de coke de pétrole. Les pneus en bon état,s ‘il y en a, seront réemployés comme granulats pour les revêtements amortissants des aires de jeu pour enfants ou utilisés dans les travaux publics dans la construction de murs de soutènement…

Dépollution
L’opération d’évacuation des pneus terminée, il était question, au départ de ce dossier, de se pencher sur la dépollution du site afin de l’engager. L’autre bonne nouvelle , selon les indications données par la préfecture de Lot-et-Garonne, c’est que le site de ce qui est maintenant l’ancien dépôt de pneus ne semble pas nécessiter de dépollution. «Il n’y a pas de traces visibles d’hydrocarbures ou de déchets potentiellement polluants», font savoir les services préfectoraux.La nature va enfin pouvoir reprendre ses droits et les coteaux de Saint-Germain retrouver leur charme.

Le chiffre : 6 mètres > de haut. Les tas de pneus envahissant le terrain atteignaient par endroits 6 m de hauteur.

L’historique de la décharge
C’est en 2006, après la liquidation judiciaire de la société CTUC, que le dépôt sauvage de 6 000 t de pneus est devenu un réel problème. En août 2007, une lettre a été adressée aux 90 clients de l’ancienne société afin de leur demander de reprendre leurs pneus usagés pour lesquels ils sont responsables. En février 2010, les 90 clients sont relancés. Les enlèvements des pneus par les dépositaires identifiés vont s’échelonner d’août 2011 à mai 2012. Ce sont 2 000 t sur les 6000 t estimées qui sont évacuées.
J.F
[Article publié dans la Dépèche du Midi du 30/9/2013]