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Le public appelé au chevet de l’église de Collongues – Sud Ouest

Publié le par Thierry Dumas (merci!)

Il y a dix ans, on disait de l’église de Collongues qu’elle était « l’oubliée  », selon l’ancien président-fondateur des Amis de Collongues, Jean-Louis Gilbert. Depuis, ils ont été tellement nombreux à défiler au chevet de cette grande malade romane du XIIe siècle, magnifiquement perdue dans la vallée et s’offrant au pas des pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, que le processus de réanimation semble avancer vers sa réussite.

En décembre dernier, c’est tout d’abord la toiture de cette petite chapelle qui a été rénovée pour un coût de 16 000 euros pris en charge par la Sauvegarde de l’art français et les deux associations locales (Les Amis de Collongues et celle des Cinq Sites), avec la contribution généreuse d’un mécène, désireux de rester anonyme.

Opération séduction

Désormais, sous l’égide d’un autre soutien de poids, celui de la Fondation du Patrimoine, la restauration de l’édifice va cibler les enduits intérieurs, la consolidation des motifs floraux, ainsi que le nettoyage des carrelages au sol. « Mais il nous manque encore 10 000 euros pour réaliser cette deuxième tranche et envisager une ouverture au public », reprend Guy Delléa, président des Cinq Sites.

En attendant, les réponses du Conseil départemental et de Gifi, c’est vers la population locale que se tournent les espoirs des membres de ces deux associations et de la mairie qui assure la gestion financière de l’opération en qualité de maître d’œuvre et qui effectue également quelques travaux.

Dimanche, une opération séduction, sous la forme d’une journée d’animations dimanche dès 9 heures sur le site, est donc organisée sur place visant aussi à lancer officiellement l’appel à souscription. « Et c’est un lieu superbe, qui dégage une vraie sérénité. Une pépite dans la vallée », ose Christian Aymard, trésorier des Amis de Collongues.

Des artistes au travail

La dernière tranche, à horizon 2020, concernera le presbytère situé à l’arrière, en ruine et qui devrait le rester encore quelque temps. Si l’église est une propriété communale, ce dernier constitue en effet une propriété privée vendue en 1915 à des Anglais par M. de la Fabrie de la Sylvestrie qui l’avait construit au XVIIe siècle. « On se heurte à un problème de succession, souligne Guy Delléa, c’est très compliqué. »

Avec ses fidèles, le président se concentre désormais sur l’intérieur de l’église, qui va recevoir deux aides majeures d’artistes également mobilisés sur le projet : le peintre Gérard Traquandi est en train de réaliser un chemin de croix en 14 étapes et un crucifix, alors que la plasticienne Véra Deenstra offrira une céramique et une statue de Saint-Pierre. « Car il y a quelques années, on nous avait volé celle qui se trouvait dans une niche, au-dessus de la porte », rappelle Guy Delléa, témoin privilégié d’une bien belle renaissance.

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